Clinton: dialoguer avec Moscou "n'enlève rien au soutien" américain à la Géorgie

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a affirmé vendredi que le "dialogue avec la Russie n'enlève rien à notre soutien à des pays comme la Géorgie, les pays Baltes et les Balkans", quelques heures avant une rencontre avec son homologue russe à Genève.

"Notre dialogue avec la Russie n'enlève rien à notre soutien à des pays comme la Géorgie, les Pays Baltes, ou les Balkans ou n'importe où en Europe pour qu'ils soient libres et indépendants", et "qu'ils puissent prendre leurs propres décisions ou fixer leur propre cap sans interférence inappropriée de la Russie", a déclaré Mme Clinton lors d'une rencontre avec des jeunes responsables européens à Bruxelles.

"C'est un prémisse de notre main tendue à la Russie et de notre acceptation de la proposition de relancer le Conseil Otan-Russie", a-t-elle ajouté, alors qu'elle doit retrouver Sergueï Lavrov pour la première fois vendredi après-midi à Genève.

"Les Etats-Unis espèrent vivement que nous pourrons trouver des domaines d'accord et de coopération. Y aura-t-il des désaccords ? Bien sûr qu'il y en aura. Nous ne sommes pas d'accord que la Russie ait un droit de veto sur un pays qui veut adhérer à l'Otan ou à l'Union européenne, ou qu'un pays ait une sphère d'influence", a-t-elle ajouté.

"Nous ne voulons pas qu'il y ait de malentendu. Nous entrons dans cette relation renouvelée les yeux ouverts, et nous allons faire tout ce que nous pouvons pour trouver autant de terrain d'entente que possible, et nous croyons qu'il y en a beaucoup plus que ce qu'on a prétendu ces dernières années", a-t-elle poursuivi.

"Il y a beaucoup de sujets sur lesquels on peut coopérer avec la Russie, comme le terrorisme et la non-prolifération, et puis il y a des domaines dans lesquels nous différons fortement", comme l'intervention russe en Géorgie et l'utilisation de l'énergie comme moyen d'"intimidation", a-t-elle encore précisé.

"Nous avons des différends mais sur beaucoup des sujets importants auxquels nous sommes confrontés, nous pensons que les Etats-Unis et la Russie peuvent être des partenaires", a-t-elle conclu, citant notamment le Moyen-Orient et le dossier nucléaire iranien.

AFP

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